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Vénus de milo
TITRE ORIGINAL
Vénus de milo
GENRE
délire de réalisateur/acteur mégalomaniaque
DURÉE
88 min
ANNÉE
2002
RÉALISATEUR
Diana Lewis controlé par les texte de Simon Boisvert
PAYS
Québec
COTE
-6 dicutabe
SYNOPSIS
Simon Boisvert est un Montréalais de l’ouest de l’île qui fait des films. Quand il n’a rien à faire, Simon Boisvert devient Vincent ou un autre personnage dans un de ses films. Dans ses films, qu’il écrit, produit et réalise, avec ses amis en backup, Simon Boisvert vilipende tout et tous, pratique une misogynie digne des ligues internationales et, surtout, parvient à nous taper sur les n…ous toucher à un niveau que l’on ne croyait pas possible.
Lien IMDB
Les leçons de Vénus de milo
Extrait (10.8 Mo)
Extrait (Youtube)
Montage (14.6 Mo)
Montage (Youtube)
TEXTE DE PRÉSENTATION
Vraiment, la plus grande joie que j’éprouve dans tout le processus douteux.org, c’est le questionnement. J’aime me questionner plus que quoi que ce soit d’autre, sur la chose culturelle on s’entend. S’enfarger, à chaque douteux de qualité, dans autant de superlatifs condensés et renouvelés, c’est thrillant. Autre beau moment d’humanité : d’être témoin de l’aboutissement d’un questionnement d’une tierce partie. Euh, quand je dis aboutissement, je parle d’une impression de tomber et de ne plus voir le sol vers lequel on chute. La manifestation d’un tel phénomène est tout le temps empreint d’une pulsion violente. Certains rares en font une boule et tente de la digérer en silence; la majorité laissera s’exprimer ces pulsions violentes. Ce qui explique les projectiles disponibles lors des visionnements.
Le douteux c’est un peu comme une torture de dieu grec; un paradoxe, une énigme sans solution dont les répercussions affectent, chaque jour, nos vies, à tous. Une énigme universelle et omniprésente le douteux est et toujours demeurrera. En fait, de ces manifestations, j’en ai vu assez pour en venir à nommer le phénomène : Comming Out douteux. Et c’est quelque chose! Oh oui c’est quelque chose d’assister à la première manifestation, au Comming Out Douteux d’un douteulogue néophyte. J’ai vu tellement de formes et de couleurs que cet aboutissement peut prendre que toutes les énumérées ici prendrait un effort de mémoire impossible et deux heures de votre temps.
Simon Boisvert est de ceux qui peuvent provoquer un de ces Comming Out Douteux. Peu sont les braves capables de rester coi devant ses litanies moralisatrices, ses dialogues à sens unique, sa mono vision des conflits homme/femme, le tout jeté pèle mèle résulte en un agrégat de caricatures grotesques de personne. Et quand je dis personne, je veux dire nobody.
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Ce n’est pas un hasard si j’ai proposé Venus deMilo, le mieux coté des Boisvert, deux semaines après La 4ieme Dimension de Rogers Normandin : les deux sont ce qui se fait de mieux au Québec en matière de douteux actuel. Mais, entre les deux, les différences sont nombreuses. Normandin est pape d’une floppée de fidèles avides de Normandinisation, Normandinisation tout autant euphorisante qu’euthanasiante dont lui seul a le secret. Normandin est également père d’une œuvre à laquelle on peut facilement apposer les synonymes : innocent, inoffensif, sans prétention, amateur, improvisée, créative et, surtout, moralisatrice. Quant à elle, l’œuvre de Boisvert sera, après maximum 15 minutes d’exposition, classée sous les onglets pédant, suffisant, hautain, snob, frais chié, assommant, si tu change pas de sujet je m’en vais, prétentieux, overdose de narines et, surtout mais moins…disons plutôt différemment de l’autre, moralisatrice.
Un Boisvert a un grain d’image de qualité moyen-plus à plus, source d’un éclairage soigné. Un soin évident est appliqué aux décors : tous sont sobres et font sûrement parti du quotidien de quelqu’un ayant participé à la création du film et ‘qui veut pas que ça traine’ quand ils vont partir. Les costumes sont la garde robe des gens qui jouent dans le film…et quand je dis jouer, je dis rendre la vision de Simon Boisvert à l’écran pour que l’on, les spectateurs, comprennent toutes les facettes psychologiques des antagonistes mis en interrelation.
Simon Boisvert est, 80% du temps, le héros de ses films. On peut dire que ce sont ses films parce que Diana Lewis, la réalisatrice, n’est qu’une femme et que les femmes de toutes façon ça sait rien faire d’autre que de se pomponner et de penser à son nombril. Bin là!
Anyway…
On peut aussi dire que ce sont les films de Simon Boisvert plus que ceux de Diana Lewis parce que ce créateur de l’ouest de l’ile, précieux employé à la traduction/rédaction du Cinéma duParc, écrit, produit et, 80% du temps, dans tous sauf le dernier, se place au centre de son récit.
Petit exercice de jeu de rôle. Mettez vous à l’aise…
Maintenant…
Admettons que Simon Boisvert aie beaucoup de difficulté à faire abstraction de son univers. Admettons, un court instant, que Simon Boisvert ne soit pas un si bon acteur que ça et qu’il aie de la difficulté à atteindre la semi objectivité, la vue générale nécessaire au travail de scénariste. Admettons, le temps d’un point à la fin de cette phrase, que Simon Boisvert ne soit pas capable d’imaginer des personnalités autres que la sienne et qu’il soit réellement un pédant moralisateur dans la vraie vie au point de faire que tous les personnages de ses films ont tous l’air sorti d’un hypothétique et terrifiant ‘’Being Simon Boisvert’’.
Focusez…
Voyez, c’est facile!
Oh, et quand, par extrapolation, je vous dis que Simon Boisvert peut pousser à des pulsions violentes, je dis que ce sont tous des films lourds, peuplés de victimes associales qui règlent leur problème en s’en créant d’autres.
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Caroline, Vincent, Stéphanie, Manon, Jean-Charles, Simon, Armande, Bertrand, Marie trait d’union Pierre, Gilles et Nicole; Des gars des filles et un salaud, Venus deMilo, Les Échangistes, je dois en oublier un…et, bientôt, 40 is the new 20. Voilà la liste des longs métrages dont Boisvert est directement responsable.
Il a décidé de tourner le dernier en anglais passske, je cite : ‘je suis curieux de voir ce que mes textes vont donner en anglais’.
En tant que gars qui en a vue d’autre et qui aime bien se poser des questions sur la chose culturelle, je propose
Imaginez…
Une dernière fois…
Un monde dans lequel Simon Boisvert a distribué son film en anglais aux Etats-Unis. Imaginez un producteur Holywoodien curieux et intéressé au cosme culturel québécois depuis longtemps.
Imaginez la rencontre entre le jeune réalisateur indépendant qui a fait ses classes dans sa cuisine en se rappelant bien de déploguer le fridge pour pas avoir un bruit de fond et un gros Phatcat qui voit un créateur se démarquer au sein d’une culture à laquelle il ne comprend rien.
Je profite de votre état d’ouverture d’esprit pour résumer, en usant de ses propres mots, toute l’œuvre de Boisvert :
Anyway. Bin là. Pis.
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