Speed Demon

Speed Demon

TITRE ORIGINAL

Speed Demon
GENRE
ados branchés au masculin dans des stationnements.
DURÉE
80 min
ANNÉE
2003
RÉALISATEUR
David DeCoteau
PAYS
USA
COTE
-6 gluant
DATE DE PROJECTION
19 mai 2008

SYNOPSIS
Course de char et satanisme en un hybride cinématographique vaseux.  Speed Demon a été réalisé par un quotient d’ado et, au rendu, ça parait : qui d'autre trouverait innovateur et pertinent de filmer du monde qui marche dans un stationnement, au ralenti, en tournant autour pendant 3 minutes, avec du gros grunge facile en audio?  Fait notable, des rituels sataniques tournés dans un salon en plein jour, devant la porte fenêtre.  Pas trop fantômesque…

TEXTE DE PRÉSENTATION
Speed Demon, de 2003, réalisé par David DeCoteau, un homosexuel avoué.  Je parle de son orientation parce que ça explique, j’insiste, ça explique, ça n’excuse pas, la quantité amorale de mamelons masculins que nous allons subir ce soir.  Speed Demon, traduit en À la vitesse du démon, est le 55 ième film de David Decoteau, réalisateur né à Winnipeg, domicilié à Montréal et L.A.  Il faut dire que DeCoteau, pour des raisons que je laisse à votre imagination, s’est fait des contacts importants dans le domaine du cinéma, à ce point que dès l’âge de 18 ans, Roger Corman l’engageait comme assistant producteur.
 
Depuis, David DeCoteau, aussi connu comme Julian Breen | Ellen Cabot | Richard Chasen | David De Coteau | 'Disco' Dave DeCoteau | Dave DeCoteau | David Decoteau | David Doe | Eric Mancini | David McCabe | Jack Reed | Victoria Sloan | Martin Tate | Joseph Tennent a réalisé des longs métrages comme : Ancient Evil: Scream of the Mummy, Frankenstein Reborn!, Bikini Goddesses, Dr. Alien alias I Was a Teenage Sex Maniac, Revenge of the Babes, Sorority Babes in the Slimeball Bowl-O-Rama et Beach Babes from Beyond.

Dès le monologue d’ouverture de Jesse, on comprend qu’on s’est saucé dans un autre film qui commence personnel.  Le père est décédé avant le début.  Jesse, a hérité du garage de la bande, ce qui explique son retour dans le coin.  Je reparlerai du garage bientôt…  Pour l’instant, vivons le drame de Jesse.  Jeune homme fraîchement admis à l’école, Jesse ne veut pas revenir vers son ancien monde, mais il sait qu’un mystère plane au dessus de la mort de son père.  En sommes, c’est un retour motivé par des raisons personnelles.  De toute façon l’univers entier du film contient 11 personnages, on comprend le raisonnement de Jesse qui, étant le seul avec un secondaire 5, présume que l’enquête ira rapidement. 
12 ième minute, surprise, pour faire sûr que tout le monde a compris à quel point c’est personnel, ‘’il’’ (DeCoteau) décide de tuer le frère du héros.  En fait, le frère du héros existe de la 6 ième à la douzième minute.  Soit juste assez longtemps pour que son décès par PépinMérisation, loin d’être accidentel, créé un vide considérable dans notre vie émotionnelle.  Heureusement, notre désir de justice sera accordé.  Un des 11 personnages s’avère être un vengeur.  Permettez moi d’y aller en profondeur :
Des 11 noms au générique, un est le père, décédé avant le début, qui ne réapparaît qu’en courts flashbacks, de dos, sans jamais prononcer une phrase audible.  Un autre est le petit frère qui prononce 9 mots en six minutes, un autre est figurant, de dos et hors focus, au restaurant.
11 – 3 = 8.  On est à la quinzième minute, et réduit à 8 personnages.  Mais lequel est le meurtrier vengeur masqué ?  La question ne cessera de nous hanter…À tord, car le film est fait de telle façon que DeCoteau peut choisir à n’importe quel moment de changer l’identité du vengeur.  Et quand je dis ‘’de telle façon’’, je veux dire qu’on ne reçoit aucun indice : le meurtrier masqué peut réellement être ce qu’il veut.  Incluant un autre personnages gardé surprise.  Un caméo poche, un suit vide contrôlé par le médaillon, Jesse, Otto lui-même, le père pas réellement décédé, un jambon de 75 kilos, un  moteur de Mustang, Mikkel Eff lui même…
Donc, un personnage mystérieux, habillé d’une combinaison de course et d’un full face, s’occupe de faire le ménage des forces du mal qui habite le garage.  Le garage…J’ai promis d’en reparler.  Le garage est l’endroit, au singulier, où se déroule l’action, au singulier, du film.  Tout le film, hormis le petit dialogue en TRÈS gros plan au restaurant, se déroule dans le garage et/ou le stationnement du garage de Jesse.  Plusieurs trucs sont utilisés pour allonger de quelques minutes un scénario aussi pauvre.  Vous allez voir, si vous le pouvez, des jeunes hommes en bédaine-pour-rien, marcher, en formation de canards à l’envolée, au ralentit, avec la caméra qui leur tourne autour, sur fond sonore de grunge facile.  Un vidéoclip complet de gars, en bédaine-pour-rien, se badigeonner de sang-irop de mais, en récitant des homélies sans contexte.  Des gros plans disgracieux permettant de tourner des séquences de restaurant à même la cuisine du garage, des meurtres … au minimum niais… et à la naissance d’une idylle préprogrammée entre le héros et la blonde du boss des méchants.