Neon Maniacs

Neon Maniacs

TITRE ORIGINAL

Neon Maniacs
GENRE
WASP vs. Horreur à rabais
DURÉE
91 min
ANNÉE
1986
RÉALISATEUR
Joseph Mangine
PAYS
USA
COTE
-7 pile

SYNOPSIS
Neon Maniacs se mérite une excellente note pour son alliance parfaite entre innoriginalité et originalité.  12 concepts de méchants zombis pas bons genre : le boucher, l’astronaute, la diseuse de bonne aventure, le brigadier scolaire, l’amérindien, le samourai et ainsi de suite… 2 groupes de musique façon eighties stéréotypées qui nous font 1 vidéoclip intra diégétique pas bons chacun…  En lice pour la palme du meilleur douteux catégorie : horreur.  "Cherchez-vous douze bonnes raisons d'avoir peur?" qui est écrit sur la pochette, je dirais plutôt ‘’Cherchez vous un nombre incalculable de questions?’’  Surtout quand on se rend compte de la SEULE faiblesse des méchants monstres…

Lien imdb.com
Les leçons des Neon-Maniacs
Extrait 1 (9.41 Mo)
Extrait 1 (Youtube)
Extrait 2 (25.4 Mo)
Extrait 2 (Youtube)

TEXTE DE PRÉSENTATION
Y’a des choses qui se font pas.  Je crois que d’essayer de faire peur aux gens avec des zombis qui se tuent avec de l’eau en est une.  Comment une créature qui est à un glaviot en plein visage près de mourir peut-elle faire peur à qui que ce soit?  La Terre est un monde d’eau, l’eau est dans les airs et dans le sol…comment on peut faire pour fabriquer un zombi destructeur invincible qui n’a que seul faiblesse l’eau…Imaginez, une grosse envie de pisser, et y’a pu de problème!  Un fusil à l’eau et vous êtes invincible!  Il pleut et l’ennemi est anéanti!  Un robinet, un boyau de jardin, une bière et un bataillon ennemi au complet y passe…
En plus, j’y pense…le sang, c’est à plus de 98% d’eau…Je pourrais le tuer s’il me grafigne avec ses griffes…IMPOSSIBLE! 

Long métrage plutôt visuel qu’auditif, le concept stupide de Neon Maniacs, c’est que 12 zombis, chacun affublé d’un stéréotype facile genre : le robot, le docteur, le boucher, l’archer, le barbare, la brute, et que c’était rat, décident de bouffer des jeunes ados qui ont du sexe avant leur temps.  C’est tellement nouveau…
Film fiction produit par ISV, la maison spécialisée dans les tristement célèbres « faits vécus », Neon Maniacs n’a rien a enlever aux plus grands classiques du psychotronisme, fussent-ils Toxic le ravageur ou les tomates tueuses.  En tout et pour tout, un bon douteux d’horreur qui n’a rien à voir avec le psychotronisme pour cause de drôlerie chronique involontaire.

1986, de réalisateur inconnu, acteur recyclé de Jason…le premier, celui que c’était sa mère finalement.  À l’écoute du Trailer, de Neon Maniacs, qui ne mentionne aucun nom, on se rend d’abord compte que la quête, de Neon Maniacs, un film d’horreur des années 80, est exactement comme celle des autres films d’horreurs de ces androgynes années, soit trouver, par eugénisme original, le couple meilleur porteur des valeurs de la MPAA-WASP.

Parenthèse oblige : (Movie Producers Association of America, soit le syndicat qui établit les bases du MacCartisme dans les années 50… et les bonnes vieilles valeurs White Anglo Saxon Protestantes aux manifestations que l’on connaît assez, tous.  Tout le monde.  Tout le monde les connaît.  Assez. )

Oui, les films d’épouvantes, ceux des 80ees compris, ont souvent pour but le couronnement d’un couple assez bon porteur de pureté pour survivre à l’intervention d’un élément diabolique, toujours meurtrier, souvent gratuit, en série.  À noter qu’il est souvent très important pour ce dernier personnage, le meurtrier en série, de n’avoir aucune méthode, aucun réflexe, aucune stratégie, aucun plan à long terme, aucune motivation extérieure aux siennes, aucun ami…snif…Oh!  ceci explique cela…Mais pas ça ici par contre.
Donc, on revient au Trailer de Neon-Maniacs, le bras vengeur de l’anti sexe avant le mariage prends ici la forme de 12 concepts…L’Archer, le Samourai, le Robot, l’Homme-Singe, le Motard, le Boucher, le Mercenaire, l’Indien, le Chirurgien, le Patissier, bla…bla…bla…   Du n’importe quoi, on en convient, ce qui est tant mieux pour nous.  De plus, dire ordre diabolique…je sais pas…ça rengrait pâ Moliéhr fiéhr.

L’innovation de Neon Maniacs, pour les douteulogues, se trouve dans la densité.  Ce -7 franchira en un temps record toutes les étapes nécessaires à un film d’horreur des années 80, et ce sans grand confort pour la logique.  Tu bandes?  Tu meures?  Ça te tente?  Tu meures!  Ensuite le couple de survivants de la soirée se forme.  On le teste un peu…Pas de baise, ce qui leur donne le droit de survivre à la première attaque des monstres.  Ce faisant, on découvre leur point faible et on contre-attaque.
Dans le paragraphe précédent, j’ai omis les adjectifs : cossin, épais, ridicule, impossible, prévisible ainsi que tabarnac et osti, usés sous leur formes qualificative.  Pour s’en tenir au propos sans passer par mes narines, les adverbes furent tous rayés.

Rares sont les films d’horreurs que l’on ait le droit de trouver bons sans leur apposer l’appellation ‘’culte’’ non contrôlé.  Encore plus rares sont les films d’horreurs qui s’éloignent assez du 0 pour en devenir une stimulation suffisante. 
Moi-même dans le jadis, j’eus cette lubie de vouloir voir tous les films d’horreurs.  De transformer ‘innovation esthétique intéressante de trois minutes sur un film de 90’ en ‘long métrage classique culte’.  Les films d’horreurs, de 13 à 15 ans, j’en ai vu, au bas mot et selon le dossier du VideoClup SuperTronc de Val-D’Or…Dieu ait son âme…plus de 700.  Les effets conjugués de Don, des mamelons de Don et de Q pour Qetzalcoatl, m’ont ramenés vers la vraie vie.
Mais bon, personne ne veut déguster de la vie en tranche.  Si vous aimez les affaires qui ressemblent à celles que j’aime du fait que c’est remplit de questions, avec Neon Maniacs, on a bien choisi.