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Le maniaque des T-Shirts
TITRE ORIGINAL
Alone in the T-Shirts Zone
GENRE
le Gland décide
DURÉE
81 min
ANNÉE
1986
RÉALISATEUR
Mike B. Anderson
PAYS
USA
COTE
- 5 abrutissant
SYNOPSIS
Un gars complexé est abusé par un autre gars déluré. Il force ce dernier, 7 heures par jour, 14 jours par semaine, à créer des phrases et designs à mettre sur des T-Shirts. Une chance que la bière est bonne au BrouHaha.
Lien imdb.com
TEXTE DE PRÉSENTATION
Michael B. Anderson a réalisé ce qui suit en 1989 : je ne ferai plus de longs métrages. Il réalisa cette simple phrase un an après s’être commis en un premier long métrage bâti autour de ce concept : un déviant social gardé en captivité pour son talent de concepteur de T-Shirt. Oui. Une heure trente de long métrage autour d’un gars qui connaît rien à part un fond d’entrepôt et qui passe tout son temps à faire des slogans de T-Shirts. Probablement la plus pauvre de toutes les prémisses de cinéma. On a des prétendants …? On essaie de trouver une prémisse plus pauvre que celle d’un gars qui ne connaît du monde qu’un fond d’entrepôt et qui passe sa vie à concevoir des T-Shirts…
On y reviendra, pour l’instant parlons ellipses. Les nombreuses ellipses temporelles du film de ce soir laissent pointer un style de réalisation. Car Michael B. Anderson va nous faire voyager dans toutes les étapes de la vie de sa valise de héros en usant d’aucun réel point de repaire hormis notre sens de la déduction
Depuis cette erreur du passé, Michael B. Anderson s’est rendu célèbre en réalisant pas moins de 25 épisodes des Simpsons étalés de 1996 à 2005. Michael Barracks, le héros du film, n’a quant à lui jamais été capable de se remettre de son aventure dans la zone des T-Shirts, il est aujourd’hui disparu du décor audio visuel de notre planète pour devenir un mauvais souvenir qui planera dans vos mémoires bientôt ahuries.
Donc, on a l’idée générale du film : un gars est en train de perdre sa vie à faire des slogans de T-Shirts. On est dans le folichon, limite drame, limite somnolence, dans ces univers, tous les personnages ne répondent qu’à une seule chose : leurs instincts. Dans un film folichon, les comportements humains sont plus près de ceux des animaux que de ceux des autres Homo Sapiens Sapiens…
Pour vous donner une idée de l’écosystème, voici une liste des autres représentants de l’espèce principale cohabitants avec le héros : l’ami inconséquent possédé par la fôlatrie, le gros mâle frustré qui aimerait bien être le héros du film et la secrétaire cochonne, archétype qui représente toutes les femelles du film. On ajoute quelques commoners, ceux qui jouent à des jeux de rôles comprendront, ce sont les NPCs, ou les êtres humains en fond que notre UDA appellent les troisièmes rôles. Le gros mâle frustré semble être le leader et mâle alpha du groupe. Il est conscient que son prestige vient du rapport de force avec le héros, faible et couard. Les femelles de son cheptel sont soumises à ses désirs et réagisses au quart de tour à toutes les demandes de leur chef de meute. Elles sentent cependant que le statut du fort est menacé…car le héros, amorphe et vide et morne et morbide et lent et bagage et maladif et ennuyeux et assommant et endormant et fastidieux et pénible et soporifique et inconscient et lâche et cave est tellement bon à inventer des slogans de T-Shirts qu’il gagne tranquillement en prestige par rapport au gros mâle frustré.
Et voilà, on est prêt à essayer de comprendre tous ensemble. |