| |
Les Exterminateurs De L’an 3000
TITRE ORIGINAL
Sterminatori dell'anno 3000, Gli
GENRE
post-apocalyptique standard
DURÉE
103 min
ANNÉE
1983
RÉALISATEUR
Giuliano Carnimeo
PAYS
Italie
COTE
-7 facile
SYNOPSIS
Eau, femmes fertiles, enfant cyborg, un vieu barbu qui se fait appeler Papillon, mutants irradiés…que demander de plus d’un post-apocalyptique douteux? En plus, c’Est de l’action non-stop en descente de qualité constante vers la note finale de -7.
Lien imdb.com
Les leçons des Exterminateurs de l'an 3000
Extrait (16.3 Mo)
Extrait (Youtube)
TEXTE DE PRÉSENTATION
En 1983, ça arrivait quelques fois que des italiens se donnent un pseudo pour exporter leurs créations cinématographiques. En 1983, ça arrivait que des italiens fassent des films d’une heure trente basés sur le doux concept de Post-Apocalyptisme. Cette fois ci, c’est Giuliano Carnimeo a.k.a. oh oui encore un pseudo, a.k.a. fait pas semblant d’être outré, a.k.a. attend de voir…, a.k.a. Jules Harrison, a.k.a. n’importe quoi. On le connaît aussi sous les pseudos suivant : Anthony Ascot et Anthony Ascott. Mais, si l’on en croit la distribution outre Atlantique, c’est sa personnalité de Jules qui a fait ça…
Je vais en profiter pour étaler ma connaissance générale et tenter d’éclairer la lumière des cinéphiles que vous êtes à propos du pourquoi des pseudos, si souvent rencontrés dans certains espaces-temps de la vie.
Bon, vous connaissez les 7 Majors américains? Ceux qui sont plogués directs sur l’équivalent américain du CRTC, la FCC. Les 7 compagnies à qui l’on doit la majorité des films diffusés dans les cinémas dans le monde. Jadis, vers 1916, les lois de distributions de produits audio-visuels n’étaient aucunement régies, encore moins entre pays, encore moins entre continent. Pour légiférer, on se rencontra. À force de prouesses diplomatiques, les américains réussirent à faire passer deux clauses importantes qui changèrent – pour toujours ou du moins jusqu’à maintenant – le cosme culturel de la race humaine au complet.
1 – ils réussirent à établir les lois d’échanges en fonction des continents; ainsi, si un film français passe aux Etats-Unis, un film américain peut passer la frontière de l’europe, donc la frontière de tous les pays européens.
2 – ils réussirent à établir que la provenance d’un film se décidait par la provenance des fonds. Ainsi, on peut catapulter de l’argent dans un bureau en Sicile, bureau tenu par un singe et un porte manteau, y financer des westerns spaghetti ou autre retour au fille de Post Viet Nam kidnappée apocalyptique de dernière mission, les importer aux États depuis l’Italie pour avoir le droit d’envoyer un autre film en Europe.
Les pseudos, c’est donc une façon bien moderne de donner du vintage en toc à n’importe qui tout en rendant leur produit plus diffusable aux Etats-Unis. C’est également grâce à ce congrès que le président actuel de la MPAA, Jack Valenti, peut se permettre de dire des choses comme ça sans rougir : « Le public doit choisir… Nous dominons les écrans du monde – non grâce à nos armées, nos baïonnettes ou nos bombes nucléaires, mais parce que nous montrons sur les écrans étrangers ce que les gens de ces pays veulent voir ».
Et voilà un petit cours d’histoire. On parlera de grappling et d’oligopole illégal une autre fois. Tant qu’on se souvient que le génie de la colonisation culturelle américaine c’est un peu comme tous les fasts food à côté de McDo, personne ne propose quelque chose de réellement différent et tous ont hâte que le numéro 1 s’en aille pour prendre sa place en faisant la même affaire.
Cause personnelle : lorsque la motivation du héros est de source émotionnelle très proche. Frère, sœur, petite copine, mère, père… Un de ces individus aura à souffrir pour que le héros décide de finalement assumer sa position de vecteur d’action et de développement principal du long métrage.
Quant au film. Je n’ai pas vraiment besoin de vous en parler. Vous l’avez déjà vu. Surtout pour les vétérans de ma carrière de MC bénévole puisque c’est la troisième fois que l’on creuse les Exterminateurs de l’An 3000. Parce que les Exterminateurs de l’an 3000, c’est non seulement dans le top 28 des titres de film que j’aime le plus dire mais aussi un post apocalyptique italien du début des 80ies qui représente impeccablement son domaine.
En gros, ça veut dire que le héros est antipathique, que le monde est divisé en deux tribus barbares opposées, qu’on va avoir du pit de sable pas mal plus que du building, qu’on cherche de l’eau pure et que les chars sont de vieilles familiales ou des dunes buggy, seuls véhicules apparemment capables de résister à une troisième guerre mondiale nucléaire qui donne des radiations à la Terre que seul la mort du boss des méchants aux mains du héros arrêtera. Sinon, il y a une babe fertile catapultée dans le scénario, le héros se bat avec le montage autant que son physique sur le bord d’être en bédaine pour rien et un Demi-Lune pour qui c’est personnel sert de lien affectif entre le cave…euh, le spectateur et l’intrigue. Vous reconnaîtrez aussi le génie mécanique : porteur d’une particularité physique évidente, comme tous les autres génies mécaniques de films. Ici, dans Les Exterminateurs de l’an 3000, la particularité du génie mécanique qui se fait tuer avant la fin pour ajouter au ‘c’est personnel’ c’est qu’il est vieux. Puis, y’a les noms. Alien, Crazy Boule, Trish, Tommy, Papillon…tous des noms très laids qui, associés à l’exhaustive énumération d’avant, confirment l’italianisme du post-apocalyptique de ce soir.
Post-Apocalyptique : un moment donné après la troisième guerre mondiale nucléaire, les quelques survivants de l’humanité vivent en petits groupes, souvent barbares, en compétition pour de l’eau, une source d’énergie et des femmes fertiles
J’ai déjà fait écouter les bouts que vous entendez ce soir à Jean Dion, le sympathique journaliste sportif du Devoir. Il a beaucoup rit. J’ai ressorti cet extrait du texte que je lu, jadis, à Jean Dion pour lui présenter Les Exterminateurs de l’an 3000 : ‘Maintenant…si on est en l’an trois mille, comment ce fait-il que les chars du film soient tous de vieux dodge 76 rouillés? Pourquoi les ordinateurs de l’an trois mille ressemblent-ils à des vic-20? Pourquoi les coiffures des personnages ressemblent-elles étrangement à ce qui se portait il y a 20 ans? Pourquoi Bowser n’a t-il jamais fait creuser un trou trop grand pour que Mario réussisse à sauter par-dessus?’
Ah, j’étais si jeune et si fou!
Vraiment, même pour un film italien du début des eighties, « Les Exterminateurs de l’An 3000 » sont particulièrement douteux, un hit. À -7, on peut s’attendre à une cavalcade d’originalité anti-novatrice. Très bien cotté sur Rottent Tomatoes, un classique de Nanarland, le consensus est fait autour de ce classique que je cite avec plaisir une dernière fois : Les Exterminateurs de l’An 3000. |